Nan mais. Quelles solutions à Naameh ?

Le nombre de lecteurs et d’abonnés augmente furieusement, et comporte dorénavant de vrais professionnels et professionnelles de la méthanisation. Après mes premiers 15 billets « galop d’essai », va maintenant s’agir de plus dire trop de bêtises ! Enfin, j’attends de toute manière avec intérêt les commentaires et critiques.

Je reprends ici un papier intéressant du Daily Star qui, une fois n’est pas coutume, traite de la crise des déchets au Liban en page 3. Même si la crise est générale, le focus du moment se porte sur Beyrouth et la décharge de Naameh, opérée par un opérateur monopolistique depuis 20 ans, Sukleen/Sukomi, une filiale du groupe Averda, qui traite 25 000 tonnes par jour dans 14 villes et 8 pays (dans le golfe à Abu Dhabi, aux UAE, au Koweit, à Oman et au Qatar et plus récemment au Maroc, en Ireland et à Luanda), créée en 1968 au Liban.

Le contrat qui lie Sukleen au gouvernement libanais a mainte fois été critiqué, le tipping fee de 130USD par tonne (3 fois supérieur à celui de Amman en Jordanie et à comparer aux 20 USD du Caire) consommant plus de 40% du fonds de développement des municipalités (le « Independent Municipal Funds ») et grevant donc le soutien à d’autres projets ; et ne semblant pas conduire à un traitement de qualité, en particulier en matière de tri et des émissions de gaz à Naameh.

Les politiques ont une nouvelle fois reporté la fermeture du site géré par Sukleen et le contrat de collecte et de traitement, qui devaient prendre fin le 17 janvier. Les riverains menacent de bloquer le site, provoquant comme fin 2014 un amoncellement des ordures à Beyrouth et au Mont Liban. Verra t-on dans les 3 mois apparaître un appel d’offre transparent pour la collecte et le traitement ? Des solutions innovantes ?

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