Les déchets, une ressource ouverte ?

J’en ai rêvé, 15marches l’a fait et Bastien, mon cousin innovant, me l’a fait connaître !

Ceux qui lisent ce blog le savent, je cultive une secrète passion pour l’ubérisation des déchets. L’idée que, comme une place libre dans une voiture, comme une maison innocupée, des innovateurs, des « disrupteurs » sauront un jour traiter ce qui semble sans valeur et le transformer en une ressource. L’idée que un jour, les déchets seront recyclés, transformés, valorisés et que ça se passera par l’intermédiaire de plate formes ouvertes, plutôt que par de gros opérateurs monopolistiques.

Le titre de l’article publié par 15marches est déjà un régal (http://15marches.fr/environnement/ressources-ouvertes). « Et si l’on faisait de nos déchets une ressource ouvertes », c’est tout à fait réjouissant !

Vous lirez le papier, mais le principe général est excellent. 15marches, donc, est une agence de conseil en stratégie (que je ne connais pas, je le précise !). L’un ses clients, Aliapur, est un collecteur et un recycleur de pneus. Ca n’en a pas l’air, mais le pneu est un produit très technique, très « riche » en ressources et qui peut faire l’objet de valorisations multiples.

L’originalité de la démarche, et ce que je trouve excellentissime, a été de s’efforcer de mettre en synergie le détenteur d’une ressource (le pneu), qui gère du volume d’un côté et des innovateurs malins, agiles et pointus de l’autre.

Dans les démarches d’innovation « standards », le processus est soit contrôlé en interne, avec le risque de ne pas sortir des sentiers battus, soit totalement ouvert vers la communauté, avec le risque d’un trop grand nombre de projets, impossibles à gérer.

L’idée géniale, inspirée par les SDK, ou les kits de développement, en informatique, a été de « packager », d’organiser la mise à disposition de la ressource, en l’occurence le pneu devenu déchet, sous la forme de kit, d’ateliers… et d’optimiser la rencontre, de laisser faire la créativité de start ups, de makerspace, de fablab… cherchant des moyens innovants de valoriser cette ressource, sans réinventer la lune. Ce pont entre des boites qui collectent et connaissent une matière et des lieux qui sont capable de les transformer est une excellente approche. Dans le monde du déchet organique également, des choses sont à imaginer.

Si réellement la démarche fonctionne, c’est un bel espoir et un beau benchmark pour les métiers du recyclage et de la valorisation.

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