Qu’il fait bon être urban farmer à Montreal !

On était au Canada un peu par hasard, sur la route vers Cuba (je sais c’est pas le plus direct, ceux que ça intéressent pourront avoir le détail en messagerie privée !). Et on a pas regretter. Parce qu’à Montreal en particulier, c’est le paradis du urban farmer. Tout ce qu’on peut imaginer aujourd’hui de recherches et de tentatives pour cultiver dans les villes et pour boucler les boucles organiques est présent. Et observable dans ses trois dimensions :

  • la dimension productive d’abord, avec le mondialement connu Lufa. Une compagnie, ironie de l’histoire, fondée par un jeune entrepreneur talentueux libanais inspiré par son pays d’origine. On a pu voir sa première ferme hydroponique sur toit dans une usine de la banlieue de Montreal. Assez classique mais très bien vu et convaincant dans le style « cultivons local, proche des consommateurs, sans pesticides et un amendement maison et une consommation très raisonnée de l’eau ». Et, surtout, un modèle logistique très convaincant, qui combine de la production péri urbaine bio et de la production sur les toits pour servir des paniers urbains.
  • la dimension communautaire ensuite, poussée à son extrême par Santropole Roulant, que nous avons découvert par hasard en traboulant dans les rues du Plateau. Tout ce qu’on peut imaginer dans le genre est là. Des livraisons à vélo, une logique intergénarationnelle, un jardin communautaire sur le toit, du vermicompostage, des ruches urbaines… Un modèle très intégré et très sincère qui parie sur l’ébullition des idées par des communautés de bénévoles, de riverains… qui l’entourent plutôt que sur des contrats de travail et des objectifs opérationnels. Assez impressionnant et intéressant de voir si ce type d’initiative, pas très loin finalement des logiques auroviliennes, peut grandir.
  • Et enfin, partout dans les rues, des petits composteurs dans des parcs, quelques bacs à jardiner, communautaires ou partagés, des initiatives dans les écoles… Ca pullule et c’est étonnant de voir autant d’initiatives citoyennes remonter à la surface. Des initiatives qui ont l’air d’être supportées et appuyées par une municipalité et une université (l’UQAM). Ca aide !

 

Je joins à ce post 3 powerpoint sur ces 3 dimensions canadiennes de l’agriculture urbaine. Et ceux qui le peuvent ont l’occasion de le voir sur place et d’échanger à l’occasion des journées de l’agriculture urbaine mi août.

Santropol Roulant – Montreal – july 17Lufa – Montreal – july 17Experiences de rue – Montreal – july 17

Une réponse sur “Qu’il fait bon être urban farmer à Montreal !”

  1. Une facette du Canada moins connue mais qui ajoute à l’attrait de ce pays !
    Merci pour ces infos sur l’agriculture urbaine à Montréal qui devraient inspirer nos concitoyens français encore trop timides sur ces nouvelles approches !
    Hubert

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