Et pendant ce temps là, chez les « petits » entrepreneurs…

Initiative France, mon réseau « de coeur », publie aujourd’hui les résultats d’une intéressante enquête, réalisée pendant la crise Covid auprès de plus de 9 000 entrepreneurs bénéficiaires d’un prêt d’honneur et d’un accompagnement de l’une des plateformes du réseau.

Les résultats sont intéressants :

  • La crise a été rude, très rude. Plus de la moitié des répondants n’ont pas réalisé 1€ de chiffre d’affaires en avril. Sans surprise, le choc est encore plus dur pour les hôtels et restaurant (les 3/4)
  • Cette baisse de l’activité a un impact très significatif sur la vie quotidienne des entrepreneurs. 6 sur 10 ne sont plus en capacité de se rémunérer (et même 2/3 des femmes cheffes d’entreprises)
  • Par contre, le recours aux aides de l’Etat a été massif. 66% de recours au fonds de solidarité, 52% au report des charges sociales ; un appel au PGE plus ou moins efficace selon les agences (pas selon les réseaux bancaires d’ailleurs, mais selon les agences)
  • Et les comptables (à 85%) comme les réseaux d’accompagnement (à 72%) ont fait preuve d’une présence solide et rassurante.
  • Au final, 60% des entrepreneurs sont optimistes sur l’avenir. Inconscience ? Foi en l’avenir ? Efficacité du soutien moral et financier ? L’avenir le dira. Ou plutôt l’avenir s’écrira de manière un peu plus réjouissante parce que ces dizaines de milliers d’entrepreneurs s’acharnent à conserver la croyance qu’ils peuvent changer le monde, à leur échelle.

Le profil des entrepreneurs bénéficaires est un public qui a souvent été au chômage, qui dirige une « petite » entreprise (les 2/3 font moins de 500K€ de chiffre d’affaires et 9/10 ont moins de 10 salariés). C’est ce qui rend cette étude particulièrement intéressante. Les résultats sur l’optimisme, sur le recours aux aides sont assez proches de ce que l’on observe dans d’autres études sur les start up ou les entrepreneurs. Les 3 hypothèses posées par les résultats de cette étude, et qu’il serait très intéressant de pouvoir analyser plus avant, est que 1) les « petits » entrepreneurs partagent une résilience et une appétence au risque exceptionnelle que 2) l’accompagnement et la diversité du réseau des entrepreneurs est un levier de confiance et de pérennité et que 3) l’apport en fonds propre est une condition de l’autonomie et de la survie des entrepreneurs. Ce sont en tout cas les hypothèses qui fondent l’action d’Initiative.

Plus d’infos dans le Monde du jour (je vous copie l’article ci dessous) et sur BFM TV (très bonne interview de Louis Schweitzer, président du réseau).

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