Le sens de la FEST

Il y a une bonne vingtaine d’années, j’officiais dans une improbable association, Synergies Créateurs. Notre boulot, c’était de repérer toutes les expériences, les pratiques d’associations, de réseaux, de gens… qui s’intéressaient à l’accompagnement entrepreneurial, de les réunir autour d’une table, avec de la bonne bouffe et un bon modérateur et d’assurer un secrétariat rigoureux des échanges pour garantir la qualité de la prise de parole et un cadre bienveillant. On avait deux principes : « l’essentiel, c’est dans les cuisines » qu’on avait repris à l’improbable Fondation pour le Progrès de l’Homme et la participation des gens en tant que personnes, porteuses d’une pratique plutôt que de représentants de leur institution.

C’était assez pionniers à l’époque. Laborieux, « rugueux ». On faisait plus ou moins du design thinking, du scrum, de l’agilité mais on avait pas les mots pour ça !

Ca a fondé je me rends compte tout ce que j’entreprends aujourd’hui, que ce soit en tant qu’entrepreneur ou qu’expert/consultant. Surtout, ça m’a fait rencontré un tas de marginaux sécants, une catégorie que représente à merveille une certaine Françoise B, cadre du ministère de l’emploi en France, « maman » des couveuses d’entreprises, qui savait prendre le temps de soutenir, d’écouter, de participer aux échanges de zozos praticiens à la recherche d’innovations sociales pour donner aux entrepreneurs un droit au test.

Bref, cette longue introduction pour dire que j’ai eu la riche idée de proposer il y a 2 mois un café à Françoise B., pensant qu’il serait intéressant de trouver des échos entre ma mission actuelle au Maroc auprès du ministère du travail et les politiques publiques de l’emploi françaises. Ce petit café m’a permis de rentrer en contact avec une équipe extraordinaire du ministère et une chercheuse de l’IRES qui a eu ce talent de mettre des mots, de structurer une pensée autour du métier de l’accompagnement et, surtout, de son lien avec les territoires. Je vous recommande la lecture des articles de Solveig Grimault dans la revue Education Permanente sur « les conditions d’un territoire apprenant » (et peux vous le faire suivre si comme moi vous n’arrivez pas à le télécharger sur le site).

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